ur cftc bretagne

  • LE RENOUVEAU DU SYNDICALISME PASSE PAR L'ENTREPRISE

    En tant que militant syndical, la mise sur orbite des gilets jaunes doit nous poser la question du renouveau d’un syndicalisme, non plus vertical descendant de haut en bas, mais davantage  adapté à la vie de proximité,  davantage dans un fonctionnement lié à la pluralité de débats ouverts dans le dialogue social à l’intérieur de l’entreprise.

     On l’a vu, au travers de réformes, le gouvernement s’est totalement détaché de la négociation avec les Organisations Syndicales sur la Loi Travail, puis sur la Formation Professionnelle, et demain sur la Convention ASSEDIC , la loi Dépendance, ou encore les retraites. Il a tout simplement banalisé le rôle du syndicalisme aux yeux des citoyens.  Bien maintenant qu’il assume son rôle de vouloir d’être le décideur de tout.

    Par contre, notre rôle de militant syndical de proximité, face à la cascade des méfaits de toutes les taxes qui s’abattent sur tous les citoyens, précaires et moyens salaires, c’est dans l’entreprise face à nos employeurs, qu’il faut sortir nos gilets bleus. La loi El KHOMRI, et la loi Travail, nous a donné plus de latitude pour négocier les accords d’entreprise. Ces 2 lois, en inversant la hiérarchie des normes, c’est désormais à chacun de nous de le reconquérir dans les avantages donnés aux entreprises à travers  la négociation interne sur les salaires et la participation aux résultats. Au travers des branches, les salaires ont été gelés depuis la crise 2008 – 2012, et pourtant on a donné des tas d’avantages aux entreprises (CICE, diminution des charges). Pour quel résultat sur le pouvoir d’achat ?

    C’est donc  chacun de nous DS et élus de relever le challenge des salaires, et du pouvoir d’achat dans la construction d’un dialogue social avec son employeur, pour parer à l’arrogance d’un pouvoir dirigiste, qui n’a besoin de personne pour prendre des décisions. Sûr qu’il va falloir retrousser les manches, mais n’attendons rien d’en haut, construisons l’avenir du syndicalisme dans chacune  de nos entreprises, et la Bretagne a suffisamment de dynamisme pour trouver des réponses à ses attentes.

  • BLOCAGES 17 NOVEMBRE

     

    Concernant les blocages contre la hausse du carburant et autres manifestations prévues le 17 novembre prochain, la CFTC n'a  formulé aucun appel au blocage sous le sigle de son organisation.  Ce mouvement est, à l'origine, initié par des citoyens via les réseaux sociaux. 

    La Confédération et ses structures laissent donc à ses adhérents et militants le libre choix d'agir ou non, selon les formes qu'ils jugeront adéquates et en connaissance des conséquences causées par l'augmentation du carburant sur leur déplacement au travail pouvant nuire à leur pouvoir d'achat. L'essentiel étant de laisser bien évidemment, à la maison tout signe d'appartenance à la CFTC

  • STOP AU TRAVAIL LE DIMANCHE DANS LES GRANDES SURFACES

    "Gaulois réfractaires" ces bretons de la métropole Rennaise qui chaque dimanche,à l'heure où les cloches sonnent, réunissent leurs druides bardés de leurs écharpes bleu blanc rouge,avec les corps intermédiaires sur les places parkings des "Carrefour Market" pour bannir les avancées d'une société vénale, et chasser les touts puissants marchands du temple dictant leurs lois du marché à nos gouvernants. Ils étaient encore une centaine ce matin au Carrefour Market de CHARTRES de BRETAGNE
    Quel paradoxe d'entendre la volonté de nos politiques à redynamiser nos centres villes, alors que d'un autre côté, ils ont l'oreille ouverte à ce que des grandes surfaces ouvrent le dimanche en périphérie. Est ce ainsi que l'on redonnera de l'oxygène aux coeurs de nos cités?
    Oyez bonne gens, accepter d'en devenir leurs esclaves, c'est assassiner le tissu associatif, c'est renoncer à l'apéro du dimanche midi entre copains dans le dernier bistrot du bourg qui vivote, c'est dilapider les palabres entre amis qui, sur la place abritée du marché, faisaient battre le coeur des cités, et c'est surtout mettre en danger la vie des familles de celles et ceux que l'on exploitera le dimanche pour une prime qui ne remboursera même pas leurs frais d'essence.
    Alors si voulez partager avec nous le BIEN VIVRE ENSEMBLE rejoignez nous le dimanche sur le coup des 10h pour dire non à cette société qui marche ''cul par dessus tête" Nous avons obtenu une 1ère victoire avec l'enseigne CORA, ne lâchons rien pour vaincre CARREFOUR dans les semaines à venir.

  • Courrier aux Sénateur Bretons

     

                                                       Rennes le 8 novembre 2018

    Suite à l'amendement sur le PLFSS 2019, voté en catamini par quelques députés, visant à supprimer l'exonération des avantages offerts par les CE à leurs salariés, l'UR CFTC Bretagne à fait savoir son mécontentement aux Sénateurs Bretons avant son passage au Sénat à partir du 12 novembres

    S'agissant d'aide au pouvoir d'achat des familles au travers l'action sociale des CE, appartenant à des choix politiques des représentants du personnel,  il y a vraiment lieu de se poser la question de la place du dlalogue social entre les politiques et les partenaires sociaux?  A quand les partenaires sociaux, pourront ils de leur côté, restreindre les énormes avantages personnels que les élus s'accordent au cours de leur mandat....?

    LA LETTRE AUX SENATEURS BRETONS

    Le mépris envers les salariés des entreprises, et notamment les familles ayant plusieurs enfants, vient à nouveau de frapper dans l’enceinte de l’Assemblée nationale. Au moment où, le gouvernement et les députés de la majorité se targuent devant les caméras d’avoir amélioré soi- disant la fiche de paie, et le pouvoir d’achat des salariés, les élus n’ont pas trouvé mieux, en pleine nuit et en nombre réduit, de faire voter un amendement au PLFSS 2019 réduisant les avantages offerts par les comités d’entreprises au travers des activités sociales et culturelles. Au-delà d’un plafond de 300 euros, ces avantages deviendraient imposables au salarié, et du même coup engendreraient une diminution importante du droit aux vacances, aux loisirs, à la culture ou au sport pour bon nombre de familles.

    Se faire le chantre du dialogue social de proximité, pour profiter dans les couloirs de l’assemblée, de frapper dans le dos des partenaires sociaux sur un tel sujet que les ASC est un véritable déni de démocratie sociale. Cette tendance à passer au- dessus des corps intermédiaires, sans consultation, est en train malheureusement de venir monnaie courante à Paris sur beaucoup de sujets. Nous vous alertons, conscients qu’en Bretagne, le dialogue a préservé toute sa place dans les décisions, afin que vous puissiez être porteur de notre mécontentement auprès des élus nationaux

    Aussi, Mme, Mr le Sénateur, au nom de la CFTC BRETAGNE, au nom des nombreux salariés proche du seuil de précarité, au nom de l’équité, nous vous interpelons pour un sursaut républicain, pour de la même manière, que nous menons le combat avec des élus locaux contre l’ouverture à tout va des grandes surfaces le dimanche, vous soyez, à nos côtés les semaines à venir, lorsque cet amendement indigne sera soumis à votre sagacité lors du passage devant le sénat.

    Pour vous aider à mieux entendre notre colère, nous vous joignons notre argumentaire CFTC

    Dans l’espoir de votre soutien, je vous prie de croire à l’expression de ma considération

             Le Président                          le Secrétaire Général