Billets de mrollo

  • Meilleur cru à chacune et chacun pour 2020

    En cette année des deux 20 que la production et la récolte que nous en aurons se remplissent de projets ambitieux au sein de nos structures pour un syndicalisme CFTC nouveau, dynamique et ouvert à toute construction sociale. Face aux tentatives répétées de passages en force, en l’absence de véritables négociations avec les partenaires sociaux à tous les niveaux, offrons à tout instant la résistance d’un dialogue indestructible. Nos entreprises, notre société, ne pourront garantir leur avenir qu’en s’appuyant sur l’intelligence collective de leurs salariés et la démocratie participative des citoyens.

    La CFTC Bretagne souhaite à chacun de ses adhérents et à leur famille ses meilleurs vœux pour que chacun trouve dans sa vie quotidienne la meilleure harmonie possible vers la conquête du bonheur que ce soit à la maison, au travail ou dans la vie associative.

    Notez déjà sur votre agenda 2020 une rencontre sur 2 jours forum les 5 et 6 mai avec une journée débat sur les retraites avec la présence annoncée de Pascale COTON et une seconde sur la représentation en entreprise

    Bloavez mad, leun a joa, a blijadur hag a brosperite

    Heureuse et belle année à chacunHeureuseImage

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  • L'UR CFTC ET LE GRAND DEBAT SUR LA SANTE

    Le 18 septembre 2018, le Président de la République annonçait une stratégie de transformation du système de santé s'articulant sur 3 principes :
    • la qualité des prises en charge, en plaçant l'usager au centre du dispositif ;
    • une structure de l'offre en renforçant l'accès aux soins par un maillage territorial de proximité
    • des métiers et des modes d’exercice repensés.

    Or lors de l'ouverture du grand débat les questions de santé n'en faisaient pas partie. Les citoyens s'en sont emparés et c'est avec plaisir que la CFTC participe à celui organisé par la CRSA.

    Pour la CFTC notre système de santé a besoin d'être revu et corrigé. D'abord il est important que la collecte de solidarité qui finance notre Sécurité Sociale au sens large soit bien fléchée et uniquement réinvestie dans le financement du système de santé pour la part qui lui revient.

    Il n’est en effet plus acceptable que la succession, année après année, de budgets contraints assène des déficits hospitaliers se rapprochant annuellement du milliard d’euros. Ce n’est pas en réduisant et en démultipliant les coupes budgétaires que l’hôpital améliorera la qualité des soins, quand ceux-ci de leur côté doivent par ailleurs assumer la désertification médicale, l’évolution des coûts, et l’engorgement des urgences sur beaucoup de nos territoires. Faire de l’ambulatoire à tout va devient une industrie de la chasse aux quotas de lits libérés au détriment des pathologies de patients de plus en plus livrés à eux-mêmes et à des Rendez Vous reportés , susceptibles de mettre leur vie en danger.

    De tous côtés que ce soit les usagers, patients, bénéficiaires, ou les professionnels de santé, directeurs de structure de soins ou d'hébergement de personnes âgées, et même le gouvernement si en on croit les déclarations rappelées plus haut, les charges de travail des professionnels sont dénoncées. Certes pas forcément pour les mêmes raisons, cependant nous devons prendre soin des professionnels pour qu'ils prennent soin des usagers.

    Pour la CFTC une évolution de notre système de santé ne pourra pas se faire sans que les conditions de travail, de rémunération des professionnels, de tout secteur d'activité, soient réellement prises en compte. Comment accompagner chacun lors d'un accident de santé si les professionnels ne peuvent rester écouter, soutenir quand cela fait partie intégrante de la voie de la guérison.

    Ainsi, certains spécialistes parlent de souffrance éthique. Celle-ci est la cause de tourments profonds. Les chercheurs l’appellent « la contrainte à mal travailler ». La souffrance éthique est particulièrement perverse. Elle trouve son origine dans une forme sourde de trahison de soi : la contrariété du salarié provient certes de ce qu’on lui fait subir et de ce qu’on l’empêche de réaliser mais aussi de ce qu’il finit par accepter de faire, et qui entre en contradiction avec ses valeurs - en l’occurrence soigner trop vite, ne plus faire attention aux patients, bâcler.

    S’ajoute à cette inquiétante souffrance individuelle, la disparition du travail d’équipe qui a pourtant fait ses preuves en favorisant l’harmonie, le savoir-faire et la sécurité du patient.

    La dislocation des équipes est en effet l’une des formes répertoriées du management contemporain : il s’agit de suggérer au travailleur, quel que soit son mérite et son niveau de compétences, qu’il est interchangeable. Cette manœuvre vise à le précariser psychologiquement et à le soumettre.

    C'est pourquoi la CFTC demande un financement adapté qui permette un personnel en nombre suffisant auprès des personnes accueillies. Les professionnels font le grand écart tous les jours entre leurs valeurs professionnelles et la manière dont les contraintes institutionnelles les obligent à effectuer leurs tâches. Ceci ne peut continuer. Ceci est destructeur sur du long terme. D'ailleurs nous commençons à en percevoir les effets car il y a une baisse de candidats à postuler pour rentrer dans les instituts de formation que ce soit aide-soignant ou infirmier.

    La CFTC demande avec insistance depuis des années que le système de financement des établissements soit revu et corrigé. Le 100% T2A est une aberration qui n’avait qu’un seul but la maîtrise comptable, retardant des hospitalisations et mettant la vie de certains de nos concitoyens en danger. Avec le nouveau système de facturation individuel de la prestation de soins assumée par les établissements auprès de la CPAM, la CFTC ose espérer une réelle prise en compte de la dépense de l'établissement par séjour et donc une meilleure reconnaissance du travail accompli, rémunéré à la hauteur de l'engagement des professionnels.

    Enfin la CFTC est inquiète de ne rien voir venir pour la mise en place d’une véritable politique liée à la dépendance des Personnes Agées. Si le maintien à domicile est une réponse de transition, elle ne peut se suffire au vieillissement et à la grande dépendance, sans oublier le manque d’attractivité pour les personnels du maintien à domicile, dont les contrats de travail restent de grande précarité.

    Si la loi d’Adaptation de la Société au Vieillissement de décembre 2015 a décliné un premier pan de réforme, il manque l’apport complémentaire et indispensable sur les hébergements en structure. Si le Plan Solidarité Grand Age de Philippe BAS (2007 – 2012) avait énoncé un programme ambitieux pour améliorer les ratios des personnels auprès de nos aînés en structure, il n’aura été qu’une goutte d’eau qui se sera vite asséchée pour ne pas avoir mis en correspondance les moyens financiers nécessaires. On ne pourra pas toujours faire l’économie d’une profonde réforme, si nous voulons laisser nos aînés toujours de plus en plus nombreux, et parfois délaissés par des familles éclatées, s’en aller dans le respect et la dignité humaine qui leur sont dues. L’UR CFTC Bretagne refuse que les salariés actifs sacrifient une seconde journée de travail au noir, contraire à toute éthique morale, à savoir que tout travail mérite salaire, pour financer la grande dépendance. La problématique du 5ème risque, longtemps écartée doit être affirmée afin de mettre en place les financements qui permettront de préserver un régime par répartition en lieu et place d’un régime assurantiel qui ne manquerait pas, de laisser une grande part de notre population sur le bas-côté de la route.

    En conclusion, la santé reste la plus belle richesse attachée à chacun d'entre nous. Son devenir ne peut être le fait ou n’appartenir qu’aux décisions d’une minorité soi-disant bien-pensante. Le système, depuis qu’il a été pris en charge par l’état et les parlementaires n’a fait que subir des restrictions sans fin, en tous sens, frappant le plus souvent, de plein fouet les personnes les plus fragiles et les plus précaires, qui, au fil des années ont de moins en moins accès aux soins et doivent faire face à des dépassements d’honoraire ou des restes à charge pour le moins inacceptables. On nous parle depuis 20 ans, de plus de qualité par une meilleure coordination et une meilleure organisation par la rationalisation, avec des moyens et des choix arrêtés, rejetant toute approche humaniste des soins et conduisant à la désertification médicale. La transformation du monde du travail et la destruction des emplois n’ont pas entraîné, en leur temps, les mesures correctionnelles indispensables qui auraient permis de préserver son équilibre. Retrouver ces équilibres par l’unique lorgnette de la maîtrise des dépenses n’est qu’une demi-réponse lorsque celles-ci augmentent et que les ressources diminuent. Le moment est donc venu, de quitter le mode de rapiéçage à répétition, pour une véritable réforme de fond en mettant au tour de la table une véritable démocratie participative ascendante, et une gouvernance nationale neutre, sans emprise, à l’écoute des français.
    Le temps est donc là pour réfléchir au renouveau de notre système de protection sociale en l’adaptant aux nouvelles trajectoires professionnelles. Celles-ci sont de plus en plus marquées par des transitions d’un emploi à un autre. Plutôt que la remise en cause du « modèle de 1945 », la CFTC croit en une troisième voie qui garantirait la continuité et la sécurité des droits des personnes, salariés ou indépendants à toutes les étapes de leur vie par la création d’un Régime Social Universel d’Activité. La CFTC est prête à relever le défi qui ne serait plus seulement un droit du travailleur mais un droit de l’humain. Nous passerons alors d’une logique de réparation à une logique d’investissement visant à l’autonomie de chacun dans la gestion du risque et de son parcours.

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  • Déclaration CFTC au CESER le 25 mars au sujet du PRSE (Programme Régional Santé Environnement)

    Monsieur Le Président de la République entend par la signature de ce contrat faire de la Bretagne « un laboratoire de l'action publique » , « une région pilote du nouveau rôle de l’État. » C'est donc en toute confiance que fut rédiger ce contrat, néanmoins la CFTC n'a pu que constater la non consultation des instances. En effet, ce document aurait dû être débattu au CESER avant d'être présenté au Conseil Régional où il aurait pu et dû être amandé. Force est de constater que le dialogue territorial avec les acteurs concernés n'a pu avoir lieu. Elle ne peut que saluer le vœu du CESER du 4 février 2019.
    La Bretagne est une terre d'innovation, elle s'approprie les évolutions législatives en proposant des fonctionnements mieux adaptés. C'est pourquoi la CFTC demande au Conseil Régional de fédérer les synergies de toutes des collectivités pour construire ensemble les modalités d'une action publique cohérente, comprise par tous sur les territoires afin de répondre aux enjeux d'un développement régional durable.
    Or ce contrat, peu lisible, semble avoir ignoré les orientations prises par la région que ce soit pour le STRADDET ou la Breiz Cop. Ce sont des documents d'orientation fondamentale pour la Bretagne. Comment faire de la Bretagne un laboratoire de l'action publique si l'on ne part pas de ses orientations ?
    Pour la CFTC, ceci met en évidence les difficultés de dialogue entre l'Etat et la Région. La déconcentration ou la différentiation ne seront possibles qu'a travers un dialogue franc et sincère.
    Dans le contexte actuel, pour la CFTC, il faut que ce dialogue ait lieu et qu'il soit visible pour nos concitoyens.
    La CFTC dénonce aussi le manque de données chiffrées de ce contrat, car comment mettre en œuvre et évaluer ces orientations sans savoir comment s’investit chacun des signataires ? Si tout doit se faire au mieux à budget constant, au pire en tenant compte des baisses des dotations, comment tout ceci se concrétisera-t-il ?
    Pour la CFTC la Bretagne doit pouvoir garder une marge de manoeuvre afin de ne pas démentir le Président de la République quand il lui propose d’être un “laboratoire de l’action publique” ou un “pilote” quant au rôle de l’Etat en region.

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  • A contre-courant du grand débat

    Img 8272Depuis la rentrée dernière, des partenaires sociaux dont la CFTC sont « EN MARCHE » commune pour combattre les ouvertures sauvages le dimanche des commerces en périphérie des communes de la banlieue Rennaise. S’appuyant sur la loi MACRON, les grandes enseignes n’hésitent désormais plus à bafouer les accords signés qui, jusque- là, permettaient de respecter un nombre de journées d’ouvertures déterminées les dimanches et jours fériés.
    Les rencontres récentes, avec des élus de proximité, maires, députés et sénateurs Brétiliens, ont permis de préparer et présenter un amendement dans le projet de la loi Pacte. Ensemble, avec l’appui de la CFTC, les élus locaux ont fait valoir que ce type d’ouverture ne devait pas répondre d’une déclinaison « JUPITERIENNE » mais devait relever de leur propre responsabilité, en parfaite connaissance des besoins des petits commerces de proximité, garante du maillage indispensable, et du lien social dans les campagnes pour éviter la désertification de nos communes.
    Outre cette approche, où, pour la CFTC, le travail du dimanche doit rester une exception pour permettre aux familles de se retrouver, et aux associations de fonctionner, cet amendement était une bouffée d’oxygène, contre la pensée unique, pour redonner du sens à une société décadente.
    Hélas que croyez-vous qu’il arriva ? Peine perdue ces soi-disant grands débats, sensés devoir écouter les revendications, redonner du pouvoir aux élus, ou encore revitaliser la désertification rurale, voire faciliter les transports en commun, finalement ne sont que stratégie d’endormissement. Si encore cet amendement avait eu un coût pour les contribuables, non, ce refus n’est ni plus ni moins qu’une contribution pour des capitaux privés, bien souvent très éloignés des Bretons.
    L’occasion était trop belle pour donner une réponse positive aux gilets jaunes, et une fois encore, elle n’est que le résultat d’un manque d’expertise où les jeunes parlementaires majoritaires, pour des raisons bassement politiques oublient ceux qui les ont élus.

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